Histoire d’un meeting mouvementé…

L’année dernière, en juin, il y a eu un meeting aérien sur la base de mon chéri.
J’y suis allée avec un groupe d’amis, tous plus fan les uns que les autres d’avions de chasse, vu que mon homme avait été réquisitionné pour la journée afin d’assurer la sécurité et qu’il était
déjà sur place tôt le matin.


Mon chéri m’avait dit que les choses intéressantes commenceraient en début d’après midi, vers 14h. Mais à midi, il m’appelle et m’annonce que la météo de la base prévoit un orage pour la fin
d’après midi et que du coup, tout est avancé pour permettre à la patrouille de France de faire son « show »
avant l’orage.


J’appelle mes amis et hop, on débarque sur la base vers 13h. Je passe par l’entrée VIP (enfin, celle réservée aux familles des militaires… ;)
et retrouve mes amis au point sécurité, là ou un collègue de mon homme en me reconnaissant, prend un malin plaisir à fouiller toute les poches de mon sac à dos…


On se dirige vers la piste, certains avions sont déjà dans le ciel à faire des cabrioles, mais ce ne sont que de « vieux coucou », et nous prenons notre temps en traversant la base
puisque de nombreux avions y sont exposés.


Comme tout le monde, j’observe les avions, (on peux même monter dans certains) mais je regarde aussi beaucoup nos amis militaires enfin surtout ceux en treillis histoire de
voir si je ne n’aperçois pas mon homme parmi eux.

Au bout d’un moment mon téléphone sonne, c’est mon chéri qui me donne rendez vous, on se retrouve, il discute un moment avec nos amis puis m’emmène voir les
avions de plus près en m’expliquant tout plein de trucs que j’ai bien vite oublié. Oui parce que j’écoute d’une oreille distraire, surtout occupée à regarder les gens qui m’observe, moi la jeune
fille en short, débardeur, tong qui tien la main d’un beau militaire en treillis et lunette de soleil noir…hihi (j’exagère même pas d’abord…)
Faut dire que je suis pas peu fière d’être là, je peux approcher les avions et puis il me présente à tout les autres militaires que nous croisons !!


En entendant les «gros» avions dans le ciel, on retrouve nos amis vers la piste, et là se succèdent toutes sorte de mirages (F1, 2000…), des avions et des patrouilles venus d’autre pays , un
Awacs, des helicopters, des énomes Transall et tout plein d’autres que j’ai oublié.


Puis vient le tour de la patrouille de France.
C’était vraiment sympa !!
Mais ce que nous ne savons pas encore, c’est que la PAF effectue son spectacle court car l’orage approche à grand pas et les avions qui font leurs manoeuvre un peu plus au loin sont déjà sous la
pluie.

La PAF termine son spectacle et alors que les avions se posent les uns après les autres, de grosses gouttes commencent à tomber. La plupart des gens se mettent
à courir en direction de la sortie de la base. Mes amis, mon homme et moi nous mettons à «l’abri» sous un sorte de tonnelle ou se trouvait une buvette.

Et la commence un orage d’une violence comme on en a rarement vu. En plus, être en plein milieu d’un truc pareil avec la foudre qui tombe à quelques dizaine de
mettre sur la piste, ça fait bizarre. Et il pleut d’énormes gouttes, bientôt des grêlons, et un vent qui par rafales, (on l’apprendra plus tard) dépasse les 80 Km/h.

Nous sommes relativement peu à l’abri, et nous sommes déjà bien trempés, même moi, plus ou moins blottit dans les bras de mon homme.
Au bout d’un moment, mon chéri dit qu’il doit me laisser et aller voir si on a besoin de lui quelque part. Je le laisse partir à regret, surtout que maintenant je suis beaucoup moins protégée de
la pluie et du vent…


Alors que la pluie semble avoir baissé d’intensité, nous décidons de rejoindre nos voitures…mouillé pour mouillé, autant rentrer.

Alors on se met a courir, moi pieds nus, mes tongs à la main, on enjambe les énorme flaques.
(Il a tellement plut en peu de temps, que le terrain de la base s’était transformé en bourbier et les véhicules envoyés pour ramener les visiteurs (comme nous) cachés dans leurs abris de fortunes
s’embourbaient…)

De notre coté, on galope comme des fous, (j’ai appris plus tard que mon homme était revenu nous voir à la tonnelle mais nous étions déjà
partis)
mais la pluie redouble d’intensité et ma meilleure amie et moi sommes vite distancé par les autres (pas facile de courir pieds nues…)

Du coup, on se retrouve devant un grand hangar et on apostrophe un militaire qui se trouve dedans lui demandant si on peut s’abriter un moment (surtout que se sont de nouveau des grêlons qui tombent dehors).

Il nous explique qu’il ne peux pas nous laisser dans ce hangar mais que nous pouvons aller dans l’autre qui se trouve derrière une porte tout au fond.

Nous y allons et là, mon amie ouvre la porte et on se retrouve donc dans un autre hangar immense et sombre ou se trouve tout un tas de personnes qui comme nous
sont venu se mettre à l’abri.
On s’est regardé avec mon amie et on a explosé de rire !!

Tout cela faisait un peu trop film catastrophe hollywoodien avec des militaires partout et des civils terrorisés, des gamins en pleurs dans des tee shirt blanc
trois fois trop grand prêté par l’armée.


Nous sommes restée là quelques minutes, le temps que le ciel se calme un peu. Et puis nous sommes ressortie pour galoper jusqu’à nos voiture et nos amis qui
nous attendais à l’abri.

Je peux vous dire que la première chose que j’ai faite en arrivant à la maison, à été de me faire couler un bain bien chaud et de retirer ses habits aussi
trempés que si j’avais plongé dans la piscine…

Mon homme lui, est rentré à 22h, tout aussi trempé, (il avait passé la soirée à guider les voitures des visiteurs hors de la base et à remettre
un peu d’ordre sur la base).
Quand il a retiré ses Rangers, il y avait dans chacune, assez d’eau pour remplir 2 grands verres…étanches ces godasses mais dans les deux sens…lorsque
l’eau arrive à rentrer, elle ne sort plus…


En tout cas, on s’en souviendra longtemps de ce meeting.
Il nous arrive d’en reparler parfois avec mes amis et à chaque fois, on rigole en se souvenant de cette drôle d’impression que nous avons eu lorsque nous sommes rentré dans le hangar…

2 thoughts on “Histoire d’un meeting mouvementé…”

  1. Il n’y a que la Patrouille de France qui puisse me faire lever un dimanche matin aux aurores. Je me ferais trempée jusqu’aux os pour la voir !!! (Un vrai p’tit garçon quoi…).

    Bises P1prenelle !

  2. C’est sur que c’est quelque chose à voir. Mais bon, je me serais bien passée de l’orage…lol
    Et encore, heureusement que je n’ai pas eu à me lever à l’aube pour les voir !!!
    Bizzzzz Didou !!

Comments are closed.