Quand je vivais à Lyon

Je me suis réellement rendu compte que le monde était parfois étrange, qu’il existait des personnes bizarres, qu’on pouvait vivre en ayant parfois peur et que
j’étais encore bien jeune lorsque j’ai du aller vivre à Lyon pour mes études.

Je suis née dans cette ville, mais une fois sortie de la maternité, mes parents m’ont bien vite ramenée dans notre maison en plein milieu de la campagne dans
le Nord Isère.Et jusqu’à environs 18 ans, je n’ai fait que passer de petits village en petites villes au gré de ma scolarité.

Dans mon collège, nous étions environs 300 élèves, tout le monde se connaissait au moins de vue.Mon arrivée au lycée n’a pas changé grand chose, il n’y avait
même pas 500 élèves, et là pareil, tout le monde connaissait tout le monde, ou presque.

Du jour au lendemain, je me suis retrouvée à Lyon, à l’université sur un campus d’environ 20 000 élèves…à utiliser les transports en communs (et à découvrir
les joies des grèves…).

J’ai aussi goûté aux nombreuses soirée étudiantes, aux divers pubs de la villes, aux immenses bibliothèque, et à la proximité du stade de Gerland…

Mais j’ai aussi appris à frissonner dans le métro quand on retrait tard le soir avec ma coloc, a presque courir dans les rues quand on avait loupé le dernier
bus.Je ne veux pas noircir le tableau, je n’ai jamais vraiment eu de soucis, mais j’avoue qu’il m’est arrivé d’avoir peur quand je finissais les cours à 20h et qui fallait que je rentre seule à
l’appart.

J’avoue avoir eu du mal à voir ses nombreux SDF dans les rues, et ouvrir de grand yeux devant certaines personnes visiblement ivres qui apostrophait des
passants invisibles.

Je n’ai pas aimé cette période de ma vie. Je ne me suis jamais autant sentie seule que lors de ses 3 années passée à Lyon. Je n’ai pas passé un seul week end
la bas, je suis toujours rentrée chez mes parents, parce que j’en avais besoin. C’était vital pour moi.
Et lors de ma première année, la plus dur, mon emplois du temps me faisait retourner à Lyon le dimanche soir. Je détestais ça.


Ça peux paraître bizarre, peut être même ridicule. Mais c’est comme ça, je n’étais sans doute pas prête, pas assez mure. Je ne sais pas…

Pourtant, j’aime Lyon, j’aime cette ville, je la trouve belle, vivante et gaie.
Malheureusement, je ne suis pas faite pour la ville. Même aujourd’hui, si je m’installais en ville avec mon homme, je ne suis pas sur que je parviendrais à me sentir bien…

2 thoughts on “Quand je vivais à Lyon”

  1. J’ai habité Rouen, c’était un choix et je m’y plaisais. Jusqu’à ce que je découvre les joies d’une toute petite ville, le silence, le calme… Pour rien au monde je ne retournerais habiter une grande ville (Spike et Willow détesteraient eux aussi, et s’ils ne sont pas heureux, je ne peux pas l’être).

    Bisous P1prenelle !

    P.S. : Un chéri militaire, pas évident d’avoir la totale liberté de choisir son cadre de vie…

  2. Je suis tout à fait d’accord avec toi !! Le silence, le calme…il n’y a rien de tel pour me rapeller à quel point j’aime ma campagne !! Et c’est sure que les chats sont bien plus heureux s’ils peuvent aller vadrouiller et chasser tranquilement mulots et sauterrelles, sans craindre les voitures…

    Tu as aussi raison pour le fait qu’avec un homme militaire, ce n’est pas forcement evident de choisir où l’on va vivre. Mais pour l’instant pas de mutation à l’horizon et puis le jours ou ça arrivera, on fera en sorte de trouver un maison hors de la ville (d’ailleurs les bases sont souvent en péripherie) et puis j’ai de la chance, mon chéri non plus n’aime pas la ville ; )

    Bisous !!

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