Mon effet hyper yoyo

Non, je ne suis pas une dingue de ce jeux (antique ?) qui faisant fit des nouveaux joujoux toujours
plus modernes,  revient à chaque Noël dans des versions plus colorées.

 

Je ne veux pas non plus parler de l’effet yoyo que connaissent les adeptes des régimes. Aucun souci de poids pour moi. J’ai
beaucoup de chance, j’ai beau être gourmande et manger parfois n’importe quoi,  je ne prends pas un gramme. En fait, je métabolise très vite…
Je ne sais pas pourquoi, mais les gens ne me prennent jamais au sérieux quand je dis ça…

 

Bref.
Mon effet yoyo à moi, c’est dans le moral que ça se situe.
Et mon yoyo il est hyper rapide. D’un coup, il plonge tout en bas, il y reste quelques instants et puis remonte aussi haut et aussi vite qu’au début.
Rapide, presque imperceptible, ni vue ni connue, personne ne l’a vue.

 


Souvent je me dis que je n’ai pas le droit d’avoir le cafard comme ça. Apres tout, je n’ai pas de raison de ne pas me sentir bien.
Je vis dans un beau pays, dans une belle région de France, dans une belle petite maison avec mon chéri que j’aime et qui m’aime. Nous avons deux supers boules de poils rigolotes, des projets
plein la tête. Et un superbe voyage qui se profile bientôt à l’horizon.
Bref, je vais bien, tout va bien ; )

 

Mais parfois, quand je suis tout de seule à la maison, surgit comme de nulle part une énorme vague de tristesse qui m’envahit
sans crier gare. Et alors, fini mon chéri, la belle maison, les beaux furets…plus rien ne compte hormis moi et le fait que je n’ai pas de boulot (enfin pour le moment…).

 

 
Mon homme à eu du mal à se rendre compte que le fait d’avoir échoué à mon BTS m’avait fait beaucoup de mal. Que ça m’avait mit un sacré coup au moral.
Et que pire encore, cela avait remit en question toute mon orientation professionnelle. On ne peut pas dire que j’ai vraiment su tout de suite ce que je voulais faire. J’ai beaucoup erré dans les
innombrables filières de cet imbroglio merdique qu’est le système scolaire français !!
Et même aujourd’hui, je ne suis pas sur de savoir vraiment ce que je veux faire…
Enfin pour l’instant là n’est pas la question…

 

 
Dans notre société, avoir un boulot, c’est un peu un peu faire partit d’un groupe. Tu n’as pas de boulot alors tu n’es rien ou presque.
Difficile de s’intégrer quand à la fatidique question : « et toi alors, tu fais quoi dans la vie »
La première chose qui nous vient à l’esprit c’est : rien.

 

Je trouve qu’il n’y a rien de plus rabaissant pour son estime personnelle que de chercher du boulot. Aller quémander un peu
d’attention à droite à gauche, dans différentes entreprises où l’on est parfois très mal reçu, comme si les gens pensaient que s’ils acceptaient mon CV, j’allais leur piquer leur
boulot…

 

Mais moi j’ai besoin d’un boulot.
Pas uniquement pour l’aspect financier. Non, j’ai besoin d’un boulot pour exister. Pour devenir quelqu’un.
Parce que parfois quand mon yoyo est tout en bas, si bas que je ne peux pas l’attraper, j’ai l’impression d’être un fantôme, de ne pas être, de ne pas exister.
Comme si je ne servais à rien.
Et quand on me demande « alors quoi de neuf », je réponds : rien.

 

Parce que c’est vrai. Je ne peux pas dire que mes journées soient très occupées…
Je n’ai pas d’anecdotes de bureaux rigolotes à raconter, pas de collègues avec qui plaisanter, pas de chef à critiquer.
Non, je passe mes journées à attendre, attendre que mon homme rentre pour commencer à exister.

 

 
Là j’avoue, le fait d’écrire tout ça fait que mon yoyo est au plus bas. Mais bon, je me connais, ça ne dure jamais. Mon yoyo a de super réacteurs et il sera bien vite tout en haut.

 

 
Voilà, c’est fait, j’ai jeté un coup d’œil à mes deux monstres, toujours en train de faire des bêtises, de sauter partout et de courir. Ils me font rire.
Vous voyez, ça sert les furets ; )

2 thoughts on “Mon effet hyper yoyo”

  1. Le secret d’un entretien d’embauche réussi (et d’un CV réussi) : tu ne quémande pas un emploi, tu viens proposer tes compétences. Tu es le produit à vendre et tu te vends !! C’est un échange : une entreprise a besoin d’un individu avec ses compétences pour un poste donné. Tu viens montrer que tu peux leur apporter ce qu’ils cherchent, que tu es « le produit » idéal…

    Si tes finances te le permettent (et ton moral !) : ne postule que pour des jobs qui te font envie. On se vends mieux quand l’envie est là…

    Bisous P1prenelle !

    P.S. : nos bestioles, c’est les meilleurs remonte-moral du monde !

  2. Oui c’est vrai. Mais ce n’est pas reellement l’entretien qui pose problème. C’est juste cette espèce de pression sociale qui semble te dire que si tu n’as pas de travail, tu n’es rien et qu’en plus c’est de ta faute.
    Enfin, bon il faut relativiser, je ne cherche que depuis peu de temps et puis je n’ai « que » 23 ans ; )
    Bisous

Comments are closed.