Comment j’ai sauvé ma peau…

 

Me revoilà de retour.

Mais avant de vous raconter notre petit tour de France et nos deux jours chez Mickey, je vais vous expliquer ce qu’il m’est arrivé. Le petit souci que je n’avais fait qu’évoquer ici…


Tout à commencé il y a quelques mois. Un jour, sous la douche, je me suis aperçu qu’un de mes grains de beauté situé sur ma cuisse droite avait changé de couleur. J’ai tout de suite pensé au pire. Pas que je sois du genre hypocondriaque, mais j’ai toujours eu tendance à psychoter sur ça


Mais j’avais justement tellement peur que ça soit bien le pire que je ne suis pas tout de suite allé le montrer, j’ai préféré l’oublier, faire comme s’il n’était pas là. Je me disais que j’étais bête, que ce n’était surement rien du tout et qu’en plus, c’est bien connu tout les trucs moches qui existent dans ce bas monde n’arrivent qu’aux autres…


Mais plus le temps passait et plus j’y pensais. Je faisais des crises d’angoisse, je dormais mal.
Du coup, j’ai pris mon courage à deux mains et profitant d’un rdv chez mon médecin, je lui ai montré.

Il l’a regardé et m’a dit que ce n’était rien du tout, pas de mélanome. Mais qu’il valait mieux le montrer à un dermato pour plus de sécurité. Me voilà donc avec un rendez vous deux mois plus tard.


Et là, pareil. La dermato observe la bête suspecte et me dis: "l’aspect ne me parait pas inquiétant". Mais elle décide de me l’enlever quand même puisque c’est le seul moyen de s’en assurer…

4 jours plus tard, j’ai à la place de ce petit grain de beauté, 3 points de sutures.

15 jours plus tard, on enlève les points et c’est le moment des résultats de l’analyse. Je suis venue seule au rendez vous, pour moi c’est une formalité, je n’ai pas peur du tout. L’avis des deux médecins m’a rassuré depuis longtemps.


Sauf que ça ne va pas se passer comme ça.
Une fois dans le bureau, elle me demande de m’asseoir et je sens qu’il y a un problème. Et là elle me dit qu’il y a bien un "petit quelque chose". Un début de saloperie mélanome. "Mais c’est vraiment le tout début, me "rassure-t-elle. Rien de bien grave en somme mais une "reprise opératoire" est souhaitable pour s’assurer que tout a été enlevé. En clair ça veut dire qu’ils vont enlever 1 cm carré de la zone pour analyser de nouveau. C’est une mesure de précaution.

Moi pendant qu’elle parle, parle et reparle. M’explique ce qu’il va se passer ensuite. Je crois que je ne suis plus là. Enfin, je suis là dans le bureau assise, mais mon esprit n’est plus là. Il est loin, bien loin. Et il s’en fiche de ce qu’elle raconte puisqu’elle avait dit que ce n’était rien…


Je sors de chez la dermato avec un rdv chez le chirurgien. Des tonnes de papiers à récupérer. Je suis un zombie, je monte dans ma voiture et c’est là que je me réveille. Je me réveille et je panique. Je me mets à pleurer comme jamais sans pouvoir m’arrêter. Je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire, alors que la dermato m’a assuré de 99% de chance (parait qu’on ne dit jamais 100% en médecine) que l’analyse suivante soit normale. Mais comment lui faire "confiance" alors que pour moi ce grain de beauté n’était "pas inquiétant".

C’est en pleurs que j’appelle ma mère. Je lui explique tant bien que mal la situation. Elle me demande de me calmer, de ne pas prendre la route comme ça.

Je file chez mes parents, ma mère doit rentrer plus tôt du boulot, mon père est déjà là. Je lui explique. J’essaie de faire bonne figure…
Je laisse un message à mon homme, il me rappelle dans la foulé. J’aurai tant aimé qu’il soit là.

Environs une semaine et demi plus tard, je suis à l’hôpital pour une mâtiné. Anesthésie locale…argh.
Tout se passe bien, je sors vers 13h.
J’ai beaucoup de mal à marcher, mais je vais bien. Et c’est surtout parce que mon homme arrive le soir même !


Une semaine après, je prends l’avion pour rejoindre mon homme. Je ne pense plus à tout ça, ni même aux résultats. Je profite tout simplement. Et c’est seulement le 14 mai que j’ai ces fameux résultats et qu’ils m’apporteront le soulagement et la tranquillité d’esprit. Tout est normal, il n’y a rien !!!



Que va-t-il se passer maintenant pour moi ?
Et bien, j’ai une belle cicatrice sur la jambe mais en même temps, comme je l’ai dis au chirurgien qui me m’était en garde pour la taille de la cicatrice, "je préfère avoir  une cicatrice et être en vie…"

Le soleil pour moi c’est finis. Enfin, plus le droit de rester au soleil sans vêtements (c’est préférable) ou à défaut de la crème solaire à indice très élevé. Je n’ai jamais aimé faire le lézard alors ça ne m’embête pas trop. Visite chez la dermato tout les 6 mois pendant 5 ans puis tout les ans ad vitam aeternam pour surveillé les autres grain de beauté au cas ou. Et c’est tout.

Je ne peux m’empêcher de penser que je me suis sauver la vie ou du moins que je me suis évité bien des malheurs en montrant ce grain de beauté. Et je suis sur qu’au fond de moi je sentais que quelque chose clochait, que mon "esprit" ou je ne sais quoi essayait de m’avertir. D’où les crises d’angoisse tout ça.

Surtout si vous avez un grain de beauté qui change de couleur, de forme ou qui vous parait suspect, n’hésitez pas une seconde: MONTRER LE !! Ça peut vous sauver la vie!

 


6 thoughts on “Comment j’ai sauvé ma peau…”

  1. Coucou miss, pardon j’ai été pas mal absente ces temps-ci. Merci pour cet article, tu viens de me persuader d’aller montrer les miens à ma dermato. Je ne fais qu’y penser mais là, tu as si raison….Tu as du avoir la peur de ta vie. J’ai vécu ça avec l’utérus moi, j’imagine très bien ce que tu as pu ressentir…
    Gros bisous

  2. Coucou Cathy !
    Bien contente que mon article t’incite à aller voir un dermato.
    J’avais lu ton article où tu racontais ce qu’il t’était arrivé. Je dois dire que ça m’a motivé pour aller chez le gynéco plus souvent…

    Gros bisous

  3. Un mélanome chez moi serait la conséquence de brûleures passées (mais plus que passées !). Je ne bronze pas et n’insiste pas pour l’être (bronzée). Et je préfère ma peau blanche à celle toute frippée par les soleil des vielles dames de la pub pour Tipiak (qui n’ont en fait que 26 ans…).

    Contente que tout ce soit finalement arrangé pour toi !

    Gros bisous P1prenelle !

  4. Tu vois moi, je ne me suis jamais réellement exposée, je deteste faire le lézard et rester alongé au soleil à rien faire est une torture pour moi. Je n’ai jamais pris de méchants coups de soleil,
    même s’il m’est arrivé de rougir parfois… Et pourtant, je me retrouve opérée d’un mélanome à 24 ans, alors que ça touche principalement des personnes de 40-50 ans…

    26 ans les dames de Tipiak !!! Whaou, j’aurai jamais cru! Lol.

    Bisous Didou!

  5. Eh bien, quelle histoire ! Heureusement, tout va bien maintenant. J’ai vécu un peu la même chose, en moins grave, l’an dernier lorsque ma dermato m’a expliqué que mes résultats sanguins pouvaient être le signe d’une leucémie… pendant 15 jours, je n’ai pas dormi, j’ai paniqué à fond… et en fait, mes résultats sont bel et bien anormaux mais ils ignorent pourquoi… mais pas de leucémie…

    Bon, maintenant que tout va bien, prends soin de toi et gaffe au soleil !

  6. Contente pour toi que ce n’était pas une leucémie ! C’est flippant n’empêche toutes les sal*peries qui existent !!!
    Je crois que je vais me balader avec un tube de creme solaire partout où je vais maintenant !! lol.

    Bizzz Béatrice !

Comments are closed.