Un avenir commun

Hier, en plus d’être le jour du mariage de ma cousine, c’était l’anniversaire de mon homme. Je lui ai offert un beau GPS.

Et puis aujourd’hui, il est partit. Vers midi et demi. Partit jusqu’au 19 juin et rhaaaaaaaaaaaaaaa je suis déjà là, à geindre, à me lamenter.  A angoisser sur ces 18 longues nuits que je
devrais affronter seule dans mon lit. A attendre impatiemment l’heure à laquelle le téléphone se mettra à sonner et ou enfin j’entendrais sa voix. A penser à mon anniversaire que je « fêterais »
sans lui, aux larmes que je m’efforcerais de refouler lors des moments de cafard. Aux 18 jours qui prendront un malin plaisir à se trainer à l’allure d’une limace.

Et je me dis que ce n’est peut être pas normal d’être comme ça… d’être aussi « attachée ».


Vendredi soir, il m’a emmené au restaurant. Histoire de fêter nos deux anniversaires, puisque nous ne pourrions pas vraiment le faire.
On s’était un peu « brouillé » la veille. Rien de bien méchant.

Le repas à bien commencé, beau restaurant dans un château, cadre agréable, plats délicieux. Bonne ambiance entre nous jusqu’à ce qu’il
évoque la brouille de la veille. A ce moment là, j’avais comme à mon habitude été prise d’une crise de mutisme, et s’il avait « lâché l’affaire »  sur le coup, je n’allais pas échapper à la
discussion cette fois ci.

Mon homme, il est fort pour parler. C’est son truc, et je ne me fais pas de soucis sur son épreuve de leadership qu’il aura à passer
pendant son stage…

Alors il a commencé à parler, à dire plein de chose sur le fait qu’il commençait à se poser des questions sur son « avenir ». Qu’il
envisageait d’avoir des enfants avant 30 ans (dans 4 ans…) , qu’il était sur d’avoir fait le bon « choix » avec moi et qu’il avait « bon espoir » que ce soit moi la mère de ses enfants. Qu’il
s’inquiétait pour moi, sur le fait que je ne vois pas beaucoup de monde, qu’il ne pensait pas que je puisse m’épanouir avec  seulement « deux furets et internet ». Que pour lui la
communication était quelque chose de très important, et qu’il aimerait que je parle plus. Que je lui parle plus. Que cette discussion n’était en rien une « menace » mais plutôt un
« renouvellement de bail ».


Toutes ses choses m’ont fait plaisir et mal à la fois. Plaisir parce qu’entendre de la bouche de l’homme qu’on aime, qu’il envisage
vraiment sa vie avec soit, ça rassure, c’est comme une drôle de chaleur qui envahit le corps et qui donne envie de sourire à s’en faire mal aux joues.

Et puis mal parce qu’une fois de plus, je me trouve incapable de lui parler, de lui dire que moi aussi je vois ma vie avec lui, que je signe son « renouvellement de bail » sans hésitation et sans
limite de temps.

2 thoughts on “Un avenir commun”

  1. Après une déclaration d’amour pareille, tu ne l’as quand même pas gratifié d’un de tes bruits bizarres en guise de réponse ??!!

    Pas de bisous si c’est le cas !!!

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