Pendant mes quelques jours de vacances et de retour “au pays”, nous en avons bien évidemment profité pour aller au ski.

En route pour la station des 7 laux qui à l’avantage de n’être pas trop loin et suffisamment enneiger pour qu’on puisse en skier.

La neige est un peu dure mais il y a peu de monde nous en profitons donc pleinement. Tout se passait bien, des vacances au ski tranquilles, jusqu’à ce que Mr l’Ours décide de mettre un peu de piquant dans notre séjour…

Lors d’un freinage/virage dans un rare tas de neige un peu fraiche, il s’est essayé à la voltige à ski en effectuant un superbe vol plané avec la tête qui passe sous le corps et le cou qui se tord.

Mr l’Ours qui met un peu de temps à se relever à mal au cou. Il est même tout bloqué.  Par précaution, on décide d’aller voir un médecin. Seulement, non sommes dimanche…

Une seule solution: les urgences

Les urgences hospitalières portent très mal leur nom. Car croyez moi,  si vous êtes pressés, c’est vraiment l’endroit qu’il vous faut absolument éviter.

Une phrase pour vous résumer l’horreur de cette après midi:

Nous sommes arrivés à 16h, nous sommes repartit à 22h !

6 heures pour passer des radios et voir un médecin.

6 heures à attendre d’une salle à l’autre, assis sur une chaise alors que le médecin qui était venu voir Mr l’Ours en vitesse 1h ou 2 après notre arrivée, avait dit à une infirmière qu’il devait être allongé avec un collier rigide autour du cou le temps de faire des radios…

Moi qui ne suis pas patiente du tout, cette expédition aux urgences fut une véritable torture. Je faisais les 100 pas, me levais, me rasseyais. Râlais et pestais contre mon téléphone (alors le seul divertissement et lien avec le monde) dont la batterie se vidait inexorablement.

Et puis aux urgences, on voit de sacrés trucs parfois…

Périodes de vacances au ski oblige, nous avons eu tout un stock de bras et poignet cassé, une épaule déboitée, une vieille dame qui était visiblement tombée et qui saignait abondamment du visage. Un type qui vomissait depuis 4 heures et d’autres joyeusetés.

Heureusement, on peut aussi y faire de chouettes rencontres comme ce jeune type blessé au pied avec qui nous avons sympathisé. Le temps passe un peu plus vite lorsqu’on peut râler à plusieurs ^^

Après de lonnngues heures d’attentes, Mr l’Ours passe enfin des radios, mais nous devons encore attendre que le médecin l’examine.

Dans le couloir, nous discutons avec (j’imagine) un moniteur de colo qui accompagne un jeune snowboarder au poignet cassé. Il nous apprend qu’ils sont arrivés à 13h. (Il était 19h et ils partaient à peine.) Sur le coup, ça m’a paru horriblement long pour un plâtre. Mais j’étais loin d’imaginer que nous y resterions aussi longtemps qu’eux…

Au bout de presque 5 heures d’attente, une infirmière appelle enfin Mr l’Ours et nous installe dans un box en nous expliquant que le médecin va venir.

Là, on serait presque heureux dites donc. Soulagés et contents que cette longue attente prenne fin, on se précipite dans le box. Sauf que ça ne va pas se terminer comme ça.

Aux urgences, l’attente c’est inépuisable: quand il n’y en a plus, il y en a encore.

Ainsi, nous allons attendre plus d’1h30 que l’interne daigne se pointer dans notre box.

1h30 à attendre alors qu’on était persuadé que c’était enfin terminé.

Bon au final, rien de grave pour Mr l’Ours et c’est l’essentiel après tout. Mais croyez moi, c’est bien la première et j’espère bien la dernière fois que je vais aux urgences. Car s’il y a bien une chose qui porte son nom à merveille, c’est nous: les patients. Car patienter, à moins d’être à l’agonie, on ne fait que ça là bas !!

Rendez-vous sur Hellocoton !