La rebelle de la façade

 
 
Vous avez déjà vu une cigale ? En vrai je veux dire et de près si possible ?
Moi oui.
 
Je me souviens, j’étais petite (genre 7-8 ans) et avec mes parents nous étions sur une aire d’autoroute un peu au Sud de Montélimar pour une petite pause avant de reprendre la route des vacances.  
Là-bas déjà c’est le début de la Provence. Le Mistral et les cigales sont donc de la partie.
 
Alors que nous allions repartir, mon père s’est approché de moi et ma dit de regarder dans sa main. Il tenait une grosse bestiole grisâtre avec de longues ailes. Un genre de grosse mouche, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé.
 
– C’est une cigale, me dit mon père
 
– Une cigale ?!
 
Là c’est tout un mythe qui s’effondre. Parce que la cigale, elle est loin de ressembler à ce que leur représentation en terre cuite laisse penser. Il n’y a pas de jaune sur cet insecte emblématique de la Provence. Mais ce n’est pas grave, moi j’aime toujours autant les cigales et leur chant.
 
Cependant depuis ce jour, je me marre doucement lorsque je vois ces fameuses cigales colorées en terre cuite que les touristes (et pas qu’eux d’ailleurs)  achètent sur les marchés et dans les boutiques pour les accrocher à la façade de leur maison.
 
Du coup, moi j’ai fais ma rebelle et ce n’est pas une cigale qui orne désormais la façade de ma maison, mais une autre petite bête naturellement colorée et tout aussi sympathique que la cigale même si  elle n’est pas, je vous l’accorde, un symbole de la Provence.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hé, hé, elles sont belles mes coccinelles, non ?!
 
 
 
PS : Je précise qu’aucune cigale n’a été maltraitée durant l’effondrement du mythe et que la cigale capturée par mon père fut bien évidement relâchée sur son arbre après observation.
 
 

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