La fille qui avait enfin un CDI

 

 
 
Je n’y croyais plus c’est vrai. Du moins, une partie de moi continuait d’espérer tandis que l’autre plus lucide (ou plus défaitiste) avait cesser d’y croire depuis longtemps déjà.

 

Il faut dire que rien n’avait été fait pour me rassurer. Hormis le fait que j’avais résisté aux nombreux et différents écrémages qui s’étaient produits depuis mai 2013, rien ne semblait jouer en ma faveur.
Je m’approchais inéluctablement des 18 mois de présence dans cette entreprise, 18 longs mois qui sonneraient le glas. Il me faudrait dire au revoir à mes collègues, rester digne, ne pas montrer mon immense déception, attendre d’avoir rendu mon badge et d’être partie pour laisser couler mes larmes de tristesse et de rage.

 

Et puis fin août, il a eu comme un changement. Vous savez, le vent qui tourne, la chance tant attendue qui enfin se décide à venir.
Une opportunité, une proposition : ma seule chance de rester dans cette entreprise à laquelle je m’était tant attachée.

 

Je n’ai pas vraiment réfléchis, à vrai dire je n’avais pas le choix ! J’ai donc dit « oui »,
Oui à cette chimère, à ce tristement célèbre poste qui fait peur à tous.

 

Au pied levé, j’ai remplacé la personne qui partait, rencontré les différents responsables, et commencé à assurer le job. Je me suis battu contre moi même, j’ai tout fait pour dépasser mes peurs, pour n’organiser, pour montrer à tous que j’étais digne, que j’étais faite pour ça. Pour ce poste si différent, si imprévisible, si intéressant, si passionnant.

 

Parce que c’est exactement ça. Vu de loin, de l’extérieur, ce poste me faisait peur. Depuis que je l’occupe, tout est différent : je m’éclate.
Il n’y a pas d’autre mots. Alors bien sur parfois il y a des choses qui me font bondir, j’ai quelques fois eu envie de me sauver en courant en me disant que c’était trop. Trop dur, trop de responsabilités, trop de pression.

 

Mais en fait non, je l’aime ce poste, je l’aime mon  poste.

 

Car j’ai convaincu les derniers sceptiques (s’il y en avaient} et  à partir du 1er novembre, plus aucune limite de temps n’est fixée quant à ma présence dans cette entreprise.

 

L’épée de Damoclès que représentaient les 18 mois, c’est fini.
Je suis la fille qui, enfin, a un CDI.

 
 
 
 

 

6 thoughts on “La fille qui avait enfin un CDI”

  1. Je suis tombée sur ton blog par hasard et j’ai l’impression de me lire dans une dizaine d’années :-) J’aime beaucoup ce que tu écris, félicitations pour ton CDI et bonne continuation !

  2. @Alexandra : Merci pour ton commentaire. Tu vois mon blog est (était?) un peu à l’abandon et lire ton commentaire me redonne envie de venir par ici !

    @Julie @Youggie @Elsa @Krokette : On dit « mieux vaut tard que jamais » (mais j’ai honte quand même…) : Merciiiiiii les filles !!!

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